Dans ce système, le médecin est heureux puisqu'il peut déléguer à d'autres professionnels les problèmes mineurs des patients et accorder tout son temps aux problèmes complexes, affirme le Dr John Crosby.
«La propension à dire «oui» à tout ce que l'on apprend dans le cadre des études de médecine - oui, je peux suivre ces cours supplémentaires - est-elle innée chez les personnes qui veulent devenir médecins?», se demande la Dre Mills.
Produits disparus du marché ou en rupture de stock, ordonnances chroniques échues, narcotiques réguliers, je ne peux rien faire… «Malheureusement il va falloir aller à l’urgence…» Tout ça c'était hier. Et c’était vraiment n’importe quoi…
«Pour stopper l’hémorragie et la désertification des postes en médecine familiale, il faudra réfléchir sérieusement à trouver des solutions au problème d’attractivité, particulièrement envers l’exercice en cabinet», soutient le Dr Pelletier.
La confiance dans la médecine remonte à loin. Aujourd'hui, le médecin devrait être considéré comme une personne fiable et compatissante qui connaît les fondements scientifiques des maladies et des traitements. Mais plusieurs facteurs mettent cette confiance à rude épreuve.
«Les routines peuvent être de puissants outils. Elles peuvent soutenir la fonction cognitive, stimuler la santé, offrir des activités porteuses de sens et des opportunités sociales», soutient une chercheuse qui étudie l'impact de l'activité et de la participation sur la santé mentale.
«Je ne compte plus le nombre de fois où les patients m'ont dit qu'ils ne savaient pas que leur rendez-vous était limité dans le temps. Nous devons le leur dire, car cela les aide à mieux s'aligner sur nous», soutient le Dr Marcus Greatheart.
Le Dr Robert Dickson témoigne d'une singulière rencontre avec une femme venue pour une consultation au sujet d'une éruption cutanée... inexistante, mais qui s'est terminée avec une patiente heureuse et soulagée.
«L'un des effets secondaires de la COVID est assurément la forte progression des modes de communication électroniques. Pourquoi est-ce un problème? Il y a de fortes chances que l’on rejoigne notre employé à un moment où il n’est pas disposé à recevoir le message», selon Philip Morgan.
«Cette guerre me fait peur. Elle nous menace tous, qui que nous soyons, où que nous soyons, sans égard à nos statuts, rôles ou responsabilités. Les médecins ne seront pas davantage épargnés que les autres», prévient le Dr Ladouceur.