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Geneviève McCready

À propos de l'auteur

Geneviève McCready est diplômée en soins infirmiers du cégep Bois-de-Boulogne (2002). Elle a complété un baccalauréat en sciences infirmières à l’Université d’Ottawa (2004) et une maîtrise en santé publique à l’Université de Montréal (2015). Elle a travaillé à l’hôpital, à l’équipe volante et à l’urgence, en santé communautaire en Haïti, au programme d’échange de seringues pour les UDI, puis comme infirmière de proximité en prévention VIH-ITSS. Elle a été infirmière clinicienne au service de santé pour les étudiants du Collège Dawson de 2007 à 2013. Elle étudie présentement au doctorat en sciences infirmières à l’Université d’Ottawa. Elle s’intéresse aux inégalités sociales de santé, à la promotion de la santé, à la recherche participative ainsi qu’au rôle politique des infirmières en santé communautaire/santé publique.

Tous ses articles

  • 11/12/2016

    Faut-il éduquer «les pauvres» à la santé?

    «Nous savons que la presque totalité des maladies sont associées à la pauvreté. Par là, j’entends que si une personne vit sous le seuil de la pauvreté, elle aura plus de chance de souffrir de ces maladies. En tenons-nous compte dans notre évaluation de l’état de santé mentale et physique et dans nos interventions infirmières?»
  • 21/11/2016

    Agir en prévention: le dilemme des infirmières

    «Une grande part du travail des infirmières est fondée sur des savoirs tacites ou intuitifs, acquis avec l’expérience et la création et recréation constante de la relation que nous avons avec nos patients. Ces connaissances sont parfois difficiles à expliciter avec des mots, mais même si nous ne savons pas les verbaliser, nous savons au fond de nous-mêmes ce qui est mieux.»
  • 31/10/2016

    Mourir de ses croyances ou respecter le droit à l’auto-détermination?

    «Le décès d’Éloise Dupuis des suites d'un accouchement difficile a suscité la colère de plusieurs, récemment. Cette mère témoin de Jéhovah aurait refusé une transfusion sanguine en raison de ses convictions religieuses, transfusion qui aurait pu lui sauver la vie. La Dre Jana Havrankova a écrit un billet sur le sujet, et j’aimerais réagir à certains de ses propos en faisant le lien avec ce qui caractérise la profession infirmière.»
  • 02/10/2016

    Abolition des frais accessoires: de la poudre aux yeux

    «Le ministre de la Santé a annoncé récemment qu’il abolissait les frais accessoires et encadrait les frais non assurés facturés aux patients. Cependant, il faut prendre garde à se réjouir trop tôt. L’adoption de ce règlement, bien qu’elle puisse sembler une bonne nouvelle, n’est pas suffisante pour faire la différence dans l’équité d’accès aux soins.»
  • 28/08/2016

    Écouter les absents

    «Lorsqu’une voix supposément consensuelle ressort à travers les 73 000 infirmières québécoises que nous sommes, lesquelles d’entre nous se retrouvent réduites au silence? Pourquoi est-ce si important que nous soyons unanimes, unies, que nous nous élevions «d’une seule voix»? Quel est le prix à payer lorsque l’on tait le débat pour faire émerger et favoriser un seul discours?»
  • 31/07/2016

    Ne pas travailler n’est pas une tare

    «On travaille parce que l’on croit que c’est le moyen pour s’épanouir, mais qu’arrive-t-il lorsque ce n’est plus le cas? Être aux études, vivre du bien-être social, prendre une pause du travail, être en arrêt de maladie, tout cela ne signifie pas que nous ne faisons rien d’utile pour la société.»
  • 11/07/2016

    Liste d’attente et privatisation

    «En mai dernier, ma fille de 5 ans s’est fait opérer pour le retrait d’un kyste dans le cou, près des voies respiratoires, à l’Hôpital de Montréal pour enfants (qui fait partie du CUSM). Nous avons patienté 28 mois avant qu’elle n'obtienne sa chirurgie. J’ai trouvé cette attente interminable, d’autant plus que cela allait à l'encontre des recommandations du chirurgien.»
  • 04/07/2016

    Patiente en otage

    «À la suite de ma plainte contre mon médecin de famille pour tentative de fraude, je me suis retrouvée sans suivi médical. J'ai finalement été adressée à une IPSPL d'un GMF. Au rendez-vous avec l’IPS, j'ai expliqué qu’en raison de ma mauvaise expérience, je suis devenu méfiante à propos de l’utilisation qui est faite de ma carte d’assurance maladie. Je refuse que ma carte serve à la rémunération d'un médecin qui ne me verra jamais et dont je n'ai pas besoin.»
  • 19/06/2016

    Tabagisme et exclusion sociale

    «Si les interdictions de fumer et les campagnes anti-tabac sont parvenues à réduire la prévalence du tabagisme de manière spectaculaire, ce qui est moins reluisant est le fait que cette réduction de prévalence a surtout eu lieu chez les groupes plus favorisés. Ainsi, les personnes disposant de moins de revenus ou d’éducation fument presqu’autant qu’il y a 40 ans.»
  • 06/06/2016

    À toi, l’infirmière qui ne supporte plus Barrette

    «Sache que, moi aussi, je le déteste. En fait, c’est plutôt ce qu’il fait ou ne fait pas que je déteste. Je déteste quand il prend des décisions qui ne sont ni fondées sur les données de recherche, ni sur ce qui serait le mieux pour améliorer la santé de notre population. Je déteste quand il agit pour ouvrir la porte à la privatisation en santé et qu’il nuit au système de santé public. [...] Je déteste quand il dit aux autres que s’ils étaient à sa place, ils agiraient de la même façon que lui.»
  • 19/05/2016

    La triste histoire de Marielle, ou celle du système de santé

    «Marielle, 68 ans, m’a confié l'histoire de ses problèmes de santé, et elle tenait à ce que celle-ci soit racontée. Tout commence l’automne passé, quand Marielle remarque une lésion au-dessus de sa bouche. Ça pique, et ça brûle parfois. Elle pense que c’est un feu sauvage et va donc chercher à la pharmacie des médicaments sans prescription qui, pense-t-elle, pourront la soigner, sans succès...»
  • 09/05/2016

    Frais accessoires: une bataille gagnée, mais la lutte doit continuer

    «Même si le ministre Barrette a indiqué qu’il voulait maintenant bannir les frais accessoires, si aucun mécanisme n'est mis en place pour permettre aux patients de s’informer, ni aucun pour enquêter et sanctionner les médecins qui commettent des fraudes, alors rien ne changera dans la réalité des patients.»