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  • 16/04/2023

    Lombalgies aiguës non spécifiques: des données probantes peu concluantes pour les analgésiques

    Des chercheurs australiens ont mené une méta-analyse afin d’évaluer l’efficacité et l’innocuité des médicaments analgésiques pour les lombalgies aiguës non spécifiques. Ils ont ainsi pu évaluer les données en lien avec 69 molécules analgésiques ou combinaisons de molécules grâce aux 98 essais contrôlés aléatoires qu’ils ont sélectionnés et qui ont été réalisés auprès de 15 134 participants. En ce qui a trait au soulagement de la douleur, les chercheurs ont noté que les données sur ces molécules étaient très peu fiables dans 87 % des cas lors des comparaisons avec les placebos, et peu fiables dans les 13 % restants. Malgré la faiblesse des données, les chercheurs ont néanmoins constaté des résultats très différents en termes d’efficacité d’une molécule à l’autre. À titre d’exemple, la tolpérisone semblerait supérieure à une molécule comme le carisoprodol, illustrent-ils. Les chercheurs souhaitent que des études de haute qualité soient réalisées afin de déterminer quels traitements analgésiques seraient les plus appropriés pour traiter les lombalgies aiguës non spécifiques. Ils appellent entre-temps les cliniciens à faire preuve de prudence lors de la prescription de ces molécules. 


    Wewege MA, Bagg MK, Jones MD, et coll. Comparative effectiveness and safety of analgesic medicines for adults with acute non-specific low back pain: systematic review and network meta-analysis. BMJ 2023;380:e072962.

  • 16/04/2023

    Athérosclérose coronarienne obstructive: Une pathologie sous-évaluée

    Cholestérol LDL et athérosclérose

    Les personnes présentant une athérosclérose coronarienne obstructive non détectée multiplieraient par plus de huit fois leur risque de crise cardiaque, révèlent des chercheurs danois dans une étude publiée par les Annals of Internal Medicine. Pour parvenir à cette conclusion, les chercheurs ont étudié un échantillon de 9533 adultes de 40 ans ou plus n’ayant pas souffert de cardiopathie ischémique. Ils ont découvert que 54 % ne souffraient pas d’athérosclérose, 36 % présentaient une athérosclérose coronarienne non détectée et non obstructive et 10 % en avaient une non détectée et obstructive. La prévalence de l’athérosclérose non détectée était plus grande chez les hommes (61 %) que chez les femmes (36 %). Parmi les limites de l’étude, les auteurs ont mentionné que leur échantillon était principalement constitué de personnes caucasiennes.


    Fuchs A, Kühl JT, Afzal S, et coll. Subclinical Coronary Atherosclerosis and Risk for Myocardial Infarction in a Danish Cohort. Ann. Intern. Med. Publié en ligne le 28 mars.

  • 07/03/2023

    Virus respiratoire syncytial: Un vaccin efficace chez les adultes de plus de 60 ans?

    Une étude financée par GlaxoSmithKline montre qu’une dose unique d’un vaccin en phase d’essai a présenté un profil d’innocuité acceptable et a contribué à prévenir les infections respiratoires aiguës et les maladies des voies respiratoires inférieures liées au virus respiratoire syncytial chez les adultes de plus de 60 ans, indépendamment du sous-type de la maladie ou de la présence d’affections coexistantes sous-jacentes. L’essai clinique de phase 3 appelé AReSVi-006 a été réalisé auprès d’un total de 24 966 participants, dont une moitié a reçu le vaccin en dose unique et l’autre, un placébo. Bien que les effets indésirables soient un peu plus fréquents chez les personnes ayant reçu le vaccin, la plupart d’entre eux ont été d’une intensité faible à modérée et sur une courte période de temps.


    Papi A, Ison MG, Langley JM, et coll. Respiratory Syncytial Virus Prefusion F Protein Vaccine in Older Adults. N Engl J Med 2023; 388:595-608.

  • 07/03/2023

    Préparations pour nourrisson: Des allégations peu étayées sur les étiquettes

    La plupart des allégations relatives à la santé et à la nutrition qui figurent sur les étiquettes des préparations pour nourrisson seraient peu étayées sur le plan scientifique ou sans les références nécessaires pour comprendre d’où elles émanent, révèle une nouvelle étude du British Medical Journal. Les chercheurs ont analysé 757 produits en provenance d’une quinzaine de pays, dont le Canada. Le soutien au développement du cerveau, des yeux ou du système nerveux, le renforcement du système immunitaire ou le bénéfice du produit sur la croissance comptaient parmi les allégations les plus fréquentes recensées par les chercheurs. Ceux-ci ont également noté que plusieurs des allégations concernent les bénéfices d’un ingrédient de manière générale et non pas appliquées à la recette du fabricant. 


    Cheung KY, Petrou L, Helfer B, et coll. Health and nutrition claims for infant formula: international cross sectional survey. BMJ 2023; 380:e071075.

  • 12/12/2022

    Ordonnances d’opioïdes: L’importance de la formation continue pour les prescripteurs

    Médicament dans un flacon

    Des chercheurs ont constaté une réduction de 34 % du nombre total d’ordonnances d’opioïdes à des patients sortant d’un hôpital américain après que les prescripteurs eurent reçu des formations sur le sujet dans un établissement de santé du New Jersey, aux États-Unis. Les cliniciens prescrivant davantage d’opioïdes avaient été identifiés au préalable et avaient fait l’objet d’une formation particulière avec rétroaction en décembre 2019. Une formation a ensuite été donnée à l’ensemble des cliniciens prescripteurs. Les chercheurs ont analysé les prescriptions d’opioïdes émises en 2019, avant la formation, et celles émises au cours de l’année subséquente. Parmi les limites de leurs études, la pertinence clinique du nombre de doses prescrites n’a pas été analysée en profondeur.


    Booth D, Amalfitano C, et Forestine A. Changes in Opioid Prescription Rates at Discharge After Targeted Provider Education in the Emergency Department. J. Pharm. Pract. (2022); 0(0), 1-7. Disponible : https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/36373419/ (consulté le 16 novembre 2022).

  • 12/12/2022

    Cannabis: Des risques plus élevés d’emphysème qu’avec la cigarette

    Un homme fume du cannabis.

    L’inflammation des voies respiratoires et l’emphysème étaient plus fréquents chez les fumeurs de marijuana que chez les non-fumeurs et, dans une moindre mesure, chez les fumeurs de tabac uniquement, ont constaté les auteurs d’une étude parue dans Radiology. L’échantillon était constitué de 56 fumeurs de cannabis, 57 non-fumeurs et 33 fumeurs de tabac, tous évalués sur une période de 15 ans (2005-2020). Les auteurs n’ont cependant remarqué aucune différence significative dans le taux de calcification des artères coronaires chez les fumeurs de cannabis et ceux de tabac. Parmi les limites de l’étude, les auteurs notent que certains fumeurs de cannabis fument également du tabac, ce qui pourrait brouiller l’interprétation des résultats.


    Murtha L, Sathiadoss P, Salameh JP, et coll. Chest CT Findings in Marijuana Smokers. Radiology (2022). Disponible en ligne : https://pubs.rsna.org/doi/10.1148/radiol.212611 (consulté le 15 novembre 2022).

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