Ottawa sait que les coûts en matière de santé explosent. Pourtant, le gouvernement tente de faire accepter aux provinces et territoires des transferts moins élevés de 60 milliards $ pour la prochaine décennie, a déploré mardi le ministre québécois de la Santé, Gaétan Barrette.
Lettre d'opinion d'Antoine Bergeron, Étienne Durand, Camille Gérin, Isabelle Leblanc, Éric Viet Laperrière-Nguyen et Nicolas Trudeau, médecins membres de MQRP
Alors que les ministres de la Santé des provinces et des territoires se rencontraient lundi, l’Association médicale canadienne en a profité pour leur rappeler les principaux enjeux en santé du moment au Canada, selon elle.
Après des années de vache maigre marquées par un net désintéressement, la gériatrie a pris du galon auprès des étudiants et des établissements. Cette année, le nombre de candidats à la résidence était supérieur à la quantité de postes disponibles dans les quatre facultés.
«Incomplète, inadaptée, incohérente, inefficiente, inéquitable et avec des services difficiles d’accès en temps opportun, voire inaccessibles pour certains.» Le verdict des Québécois concernant la couverture publique actuelle est sans appel.
Ce n'est pas d'un afflux d'argent dont le système de santé a besoin au pays, mais plutôt d'un retour à la planche à dessin. À l'heure où Québec déchire sa chemise devant la baisse de l'accroissement des transferts en santé, le nouveau président désigné de l'Association médicale canadienne (AMC), Laurent Marcoux, compare le système canadien à une vieille maison qui n'a pas été rénovée depuis 50 ans.